À propos Plan du site Contact
JEU RESPONSABLEle média de prévention

Hospitalisation pour addiction aux jeux d'argent : quand, où, combien

L'hospitalisation n'est pas le traitement habituel de l'addiction aux jeux d'argent. Selon Addict'Aide, la prise en charge se fait « dans la majorité des cas, en ambulatoire », c'est-à-dire en consultation, et des hospitalisations peuvent être proposées « si cela s'avère nécessaire »[1]. Elle se justifie surtout quand les soins en consultation ne suffisent pas : détresse psychique, troubles associés, besoin de rupture avec l'environnement de jeu. Elle prend quatre formes : l'hospitalisation complète (parfois limitée à la semaine), l'hôpital de jour, les soins médicaux et de réadaptation (SMR) en addictologie et le séjour en centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) avec hébergement. En 2026, le forfait hospitalier est de 23 € par jour (17 € en psychiatrie) et n'est pas remboursé par l'Assurance maladie.

Vérifié le 23 octobre 2026
Par La rédaction

Façade du centre hospitalier de Laon (Aisne)
Photo d'illustration : Sea Ane, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0, recadrée.
L'essentiel
  • Le jeu se soigne le plus souvent en consultation (CSAPA, addictologue, psychologue) ; l'hospitalisation est une option, pas une étape obligée.
  • Quatre formules existent : hospitalisation complète (ou de semaine), hôpital de jour, SMR en addictologie, CSAPA avec hébergement.
  • Une hospitalisation se prépare : consultation d'orientation, entretien de préadmission, puis séjour de quelques jours à quelques semaines. Les services n'admettent en général pas « en urgence ».
  • Coût : le forfait hospitalier (23 € ou 17 € par jour depuis le 1er mars 2026) reste à la charge du patient, sauf exonération ou mutuelle ; les soins sont remboursés à 80 % ou 100 %.
  • Tous les services ne prennent pas en charge le jeu : appeler avant de se déplacer.

Quand l'hospitalisation est-elle envisagée pour le jeu ?

Un recours, pas la règle

Aucun texte officiel consulté ne fixe de critères d'hospitalisation propres au jeu d'argent. Les repères viennent de praticiens et de l'addictologie en général. En 2012, le Dr Marc Valleur, psychiatre à l'hôpital Marmottan (Paris), indiquait à Allodocteurs que la psychothérapie reste au cœur du traitement, mais qu'une hospitalisation peut être utile pour « mettre les personnes à l'abri » un temps et leur permettre de réfléchir à la place du jeu dans leur vie[3].

Les situations décrites en addictologie

Pour le sevrage d'un produit, La Revue du Praticien cite comme indications : des sevrages ambulatoires déjà échoués, des complications, la consommation de plusieurs produits, des troubles médicaux ou psychiatriques associés, l'isolement social ou un environnement défavorable[4]. Alcool Info Service ajoute la possibilité de demander une hospitalisation pour « une prise en charge globale » ou une pause loin de son cadre de vie[5]. Ces critères concernent les addictions avec produit ; transposés au jeu, ils donnent les cas suivants, à apprécier par un médecin :

  • troubles associés (dépression, anxiété, autre addiction, alcool notamment) qui compliquent le suivi en consultation ;
  • échec ou rechutes malgré un suivi ambulatoire ;
  • besoin de couper avec un environnement où le jeu est omniprésent (accès permanent aux paris en ligne, par exemple) ;
  • épuisement psychique ou idées noires.

Crise aiguë : urgences, pas programmation

Une hospitalisation en addictologie est programmée. La Revue du Praticien précise que l'hospitalisation en urgence est en général justifiée par une comorbidité psychiatrique ou des complications physiques, et que la plupart des services d'addictologie n'accueillent pas les patients en crise. En cas d'idées suicidaires, il faut appeler le 3114[16], numéro national de prévention du suicide, accessible « 24h/24 et 7j/7, gratuitement », ou se rendre aux urgences.

En cas de besoin immédiat

 : Joueurs Info Service, 09 74 75 13 13 (7 jours sur 7, de 8h à 2h, appel non surtaxé), oriente vers un service proche[15]. En cas d'idées suicidaires : 3114, 24h/24.

Les formules d'hospitalisation

Selon l'Agence régionale de santé (ARS) des Hauts-de-France, la filière hospitalière d'addictologie comprend plusieurs niveaux de soins[8]. Le tableau les compare.

Formule Principe Durée indicative Pour qui
Hospitalisation complète (service d'addictologie) Séjour de jour et de nuit dans une petite unité (5 à 10 lits en général), avec le plus souvent un contrat de soins Sevrage simple : 5 à 10 jours. Soins complexes : 2 à 4 semaines (ARS Hauts-de-France) Troubles associés, rupture nécessaire, sevrage d'un produit associé
Hôpital de semaine (certains établissements) Hospitalisation du lundi au vendredi, retour à domicile le week-end Variable Patients qui veulent garder un lien avec leur environnement
Hôpital de jour « Modalité de soins intermédiaire » : programme dans la journée, retour au domicile le soir Variable, selon le programme Consolider un suivi, prévenir la rechute, relais après un séjour
SMR en addictologie (soins médicaux et de réadaptation, anciennement SSR) Séjour de réadaptation après un sevrage, avec bilan et préparation de la sortie « Plusieurs semaines jusqu'à trois mois » pour un établissement documenté Prévenir la rechute, reconstruire la vie sociale et professionnelle
CSAPA avec hébergement Hébergement et accompagnement par une équipe médico-sociale Variable Fragilité sociale, besoin d'un cadre stable

Sources : ARS Hauts-de-France[8] ; Alcool Info Service, SMR La Baronnais[7] ; Alcool Info Service, polyclinique Saint-Laurent[6].

Hospitalisation complète

Elle se déroule dans un service d'addictologie hospitalier. Pour le jeu, il n'y a pas de « sevrage » au sens médical d'un produit : le séjour sert à interrompre l'accès au jeu, à évaluer la personne, à traiter les troubles associés et à construire un suivi. Un séjour dans un service de courte durée peut aussi précéder une orientation vers un SMR, comme l'indique l'Assurance maladie[9].

Hôpital de semaine et hôpital de jour

Le service d'addictologie de la polyclinique Saint-Laurent (Rennes), par exemple, accueille les personnes concernées par l'alcool, le jeu et les jeux vidéo, avec ou sans troubles psychiatriques associés. Il propose un sevrage alcoolique hospitalier de plus de 7 jours, un hôpital de semaine du lundi au vendredi et un hôpital de jour, sur prescription après une consultation[6]. L'ARS Hauts-de-France décrit l'hôpital de jour comme un relais possible après un séjour complet, le patient restant à son domicile.

SMR en addictologie

Les SMR prennent le relais d'un sevrage ou d'un séjour hospitalier. Les unités d'addictologie visent à prévenir la rechute et à préparer la sortie, d'après l'ARS Hauts-de-France. Attention : plusieurs SMR en addictologie sont organisés autour des produits. La fiche du SMR La Baronnais, publiée par Alcool Info Service, mentionne des personnes « sevrées d'une addiction avec substance » et ne cite pas le jeu[7]. Il faut donc demander explicitement si le service accueille des joueurs. Aucune source officielle consultée ne définit une « mention addictologie » ni une durée réglementaire de séjour : les durées varient d'un établissement à l'autre.

CSAPA avec hébergement

Environ 110 CSAPA donnent accès à un hébergement, pour près de 3 000 personnes par an, selon l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT)[13]. Ces centres relèvent du secteur médico-social et sont pris en charge par l'Assurance maladie sans reste à charge : voir la page CSAPA.

Et le « centre de désintoxication » ?

L'expression est courante dans les recherches en ligne, mais les sources officielles consultées parlent de service d'addictologie, de SMR ou de CSAPA. Pour le jeu, il n'existe pas de cure de désintoxication au sens d'un sevrage médicamenteux : le soin repose sur la psychothérapie et l'accompagnement social. Les autres traitements sont détaillés dans la page traitement de l'addiction aux jeux d'argent.

Comment se passe une hospitalisation

1. L'orientation

Le premier contact peut être un médecin généraliste, un CSAPA, un addictologue ou une consultation hospitalière. Selon l'ARS Hauts-de-France, la consultation hospitalière d'addictologie est « une porte d'entrée majeure dans le parcours de soin » : elle évalue la situation et oriente vers la formule adaptée. Alcool Info Service indique qu'il est aussi possible de contacter directement l'unité hospitalière. Pour trouver un interlocuteur, la page addictologue détaille le rôle de ce médecin.

2. La préadmission

Dans le service de la polyclinique Saint-Laurent, un entretien de préadmission avec un médecin addictologue est exigé et il n'y a « pas d'hospitalisation en urgence »[6]. Les modalités varient selon les services (courrier du médecin traitant, entretien téléphonique, consultation préalable).

3. Le séjour

Selon l'ARS Hauts-de-France, l'hospitalisation complète « implique le plus souvent la mise en place d'un contrat de soins », qui formalise l'engagement du patient. Les équipes proposent des entretiens avec un médecin et un psychologue et des activités souvent en petit groupe, d'après Alcool Info Service (pour l'alcool). Pour le jeu, l'approche de référence citée par Addict'Aide est la thérapie cognitive et comportementale (TCC) menée par un psychiatre ou un psychologue formé, complétée par l'entretien motivationnel. Un programme détaillé heure par heure n'est pas publié par les sources officielles : il dépend de chaque établissement, et son règlement intérieur le précise.

4. La sortie et le suivi

L'Assurance maladie indique qu'après un sevrage hospitalier, la personne peut être adressée à un SMR en addictologie. Le suivi se poursuit ensuite en consultation (CSAPA, addictologue, psychologue), éventuellement avec un hôpital de jour. À la sortie, des protections concrètes peuvent être mises en place, comme l'interdiction volontaire de jeux.

Les dettes se traitent en parallèle (voir Dettes de jeu).

Les proches peuvent être reçus à part : voir Aider un proche.

Combien coûte une hospitalisation ?

Le forfait hospitalier

Depuis le 1er mars 2026, le forfait hospitalier est de 23 € par jour en hôpital ou clinique et de 17 € par jour dans le service psychiatrique d'un établissement de santé. Il est dû pour chaque journée d'hospitalisation, jour de sortie compris, et l'Assurance maladie ne le rembourse pas (ameli, forfait hospitalier, mis à jour le 2 mars 2026[10] ; service-public.gouv.fr[12]). Le montant applicable (23 € ou 17 €) dépend de la nature du service ; l'établissement l'indique à l'admission.

Il n'est pas dû, notamment, pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ou de l'aide médicale d'État (AME), les personnes relevant du régime d'Alsace-Moselle, les titulaires d'une pension militaire et en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle (liste complète sur ameli).

Les soins : 80 % ou 100 %

Dans un hôpital public ou une clinique conventionnée, l'Assurance maladie rembourse les frais d'hospitalisation à 80 % ; le ticket modérateur (les 20 % restants) peut être couvert par la mutuelle. La prise en charge monte à 100 % à partir du 31e jour d'hospitalisation consécutif, ou pour une hospitalisation liée à une affection de longue durée (ALD), le forfait hospitalier restant dû (ameli[11] ; service-public.gouv.fr[12]). Aucune source officielle consultée ne confirme que le jeu pathologique ouvre droit à une ALD : la question se pose au médecin traitant.

Mutuelle, chambre particulière, clinique privée

La complémentaire santé peut rembourser le forfait hospitalier si le contrat le prévoit. Une chambre particulière relève des suppléments de confort, à la charge du patient ou de sa mutuelle. En clinique privée, les dépassements d'honoraires restent à la charge du patient, sauf remboursement par la mutuelle ; en clinique non conventionnée, les frais restant dus « peuvent être très importants » (ameli). L'Assurance maladie conseille de demander un devis à l'établissement[14].

Exemple de reste à charge

Le tableau calcule le seul forfait hospitalier, sans mutuelle ni exonération, pour des séjours de durée courante (les durées viennent de l'ARS Hauts-de-France). Ces totaux sont un calcul de la rédaction : 23 € ou 17 € multipliés par le nombre de journées facturées.

Séjour Journées facturées Service d'hôpital ou de clinique (23 €) Service psychiatrique (17 €)
Sevrage simple, 7 jours 7 161 € 119 €
Soins complexes, 14 jours 14 322 € 238 €
Soins complexes, 28 jours 28 644 € 476 €

À ces sommes s'ajoutent, selon le cas, le ticket modérateur de 20 % non couvert, les suppléments de confort et les dépassements d'honoraires. Le coût réel d'un séjour en clinique privée ne peut pas être donné de façon générale : il se demande à l'établissement.

Carte des hôpitaux et cliniques qui accueillent les joueurs

Tous les services d'addictologie ne reçoivent pas les joueurs, et certains SMR ne prennent que les addictions avec produit. La carte ci-dessous recense les hôpitaux et cliniques qui déclarent accueillir des personnes en difficulté avec le jeu, avec leur téléphone et leur site, pour appeler directement le service avant de demander une admission.

La carte compte 40 établissements, avec deux niveaux de vérification :

  • confirmé par l'établissement (18) : le site de l'hôpital ou de la clinique mentionne l'accueil des joueurs, ou des addictions sans produit, et l'offre d'hospitalisation ;
  • signalé par l'annuaire national (22) : la fiche de l'annuaire de Santé publique France indique l'accueil des joueurs, mais le site de l'établissement ne le précise pas.

Certaines unités sont saturées : l'hôpital Marmottan, à Paris, indiquait en octobre 2026 ne plus prendre de nouveaux patients. Liste vérifiée le 24 octobre 2026 ; appelez avant de vous déplacer.

Les annuaires publics permettent de chercher aussi par ville : l'annuaire Addict'Aide[2] distingue les « consultations et hospitalisations addictologiques », les SMR addictologiques et les CSAPA résidentiels.

Questions fréquentes

Comment se passe une hospitalisation pour addiction au jeu ?

Elle est programmée : orientation par un médecin, un CSAPA ou une consultation hospitalière, entretien de préadmission, puis séjour de quelques jours à quelques semaines avec contrat de soins, entretiens individuels et groupes de parole. À la sortie, un suivi en consultation prend le relais. Les modalités varient selon les établissements.

Quel est le prix d'une hospitalisation en addictologie ?

Le patient paie le forfait hospitalier (23 € par jour en hôpital ou clinique, 17 € en psychiatrie depuis le 1er mars 2026), sauf exonération ou prise en charge par la mutuelle. Les soins sont remboursés à 80 % ou 100 % ; la chambre particulière et les dépassements d'honoraires en clinique privée sont en plus.

Quel médecin consulter pour être hospitalisé ?

Le médecin généraliste, un addictologue ou un CSAPA peuvent orienter. La consultation hospitalière d'addictologie évalue la situation.

L'hospitalisation est-elle obligatoire pour arrêter le jeu ?

Non. La prise en charge se fait dans la majorité des cas en consultation, selon Addict'Aide. L'hospitalisation est proposée si nécessaire.

Existe-t-il un traitement médicamenteux du jeu ?

Aucun médicament n'a d'AMM (autorisation de mise sur le marché) en France pour le jeu, et Addict'Aide indique qu'un médicament visant à réduire l'envie de jouer est encore testé dans un essai clinique à Nantes.

Peut-on être hospitalisé sans son accord ?

Cette page ne traite que de l'hospitalisation volontaire. Les soins sans consentement relèvent de la psychiatrie, dans des conditions fixées par la loi, et concernent des situations de crise psychiatrique.

Sources

  1. Addict'Aide, « Jeux d'argent et de hasard : les méthodes pour réduire ou arrêter » : https://www.addictaide.fr/jeux-dargent/les-traitements/
  2. Addict'Aide, annuaire jeux d'argent : https://www.addictaide.fr/jeux-dargent/annuaire/
  3. Allodocteurs, « Addiction aux jeux : doit-on hospitaliser les patients pour le sevrage ? » (mise à jour 17/07/2012) : https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-addiction-aux-jeux-doit-on-hospitaliser-les-patients-pour-le-sevrage-_7718.html
  4. La Revue du Praticien, « Place de l'hospitalisation dans la prise en charge en addictologie » : https://www.larevuedupraticien.fr/article/place-de-lhospitalisation-dans-la-prise-en-charge-en-addictologie
  5. Alcool Info Service, « Pourquoi se faire hospitaliser pour arrêter l'alcool ? » : https://alcool-info-service.fr/ou-trouver-de-laide/pourquoi-se-faire-hospitaliser-pour-arreter-lalcool
  6. Alcool Info Service, polyclinique Saint-Laurent, service d'addictologie : https://alcool-info-service.fr/adresses-utiles/100994
  7. Alcool Info Service, SMR A La Baronnais : https://www.alcool-info-service.fr/adresses-utiles/3561
  8. ARS Hauts-de-France, « Prise en charge et accompagnement des addictions » : https://www.hauts-de-france.ars.sante.fr/prise-en-charge-et-accompagnement-des-addictions
  9. Ameli.fr, « Addictions : à qui s'adresser ? » : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/addictions/suivi
  10. Ameli.fr, « Le forfait hospitalier » (mis à jour le 2 mars 2026) : https://www.ameli.fr/assure/remboursements/reste-charge/forfait-hospitalier
  11. Ameli.fr, « Hospitalisation : votre prise en charge » : https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/hospitalisation-chirurgie
  12. Service-public.gouv.fr, « Hospitalisation : prise en charge » (vérifié le 1er mars 2026) : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F200
  13. OFDT, « Caractéristiques des personnes prises en charge dans les CSAPA en 2024 » (août 2026) : https://www.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2026-08/bilan-recap-2024-ed-2026_0.pdf
  14. Forum des assurés ameli, « Prise en charge d'une clinique psychiatrique privée » : https://forum-assures.ameli.fr/questions/3021282-prise-charge-clinique-psychiatrique-privee
  15. Autorité nationale des jeux (ANJ), « Je commence à perdre le contrôle de mon jeu d'argent » : https://anj.fr/foire-aux-questions/addiction-au-jeu/je-commence-perdre-le-controle-de-mon-jeu-dargent-que-faire-ou
  16. 3114, numéro national de prévention du suicide : https://3114.fr

Photo d'en-tête : RDNE Stock project, Pexels

Vous ou un proche jouez trop ?

Joueurs Info Service vous écoute, sans jugement et de façon anonyme.

09 74 75 13 13 Appel non surtaxé, 7j/7 de 8h à 2h Demander une interdiction volontaire de jeux