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Causes de l'addiction aux jeux d'argent : facteurs de risque et mécanismes psychologiques

L'addiction aux jeux d'argent n'a pas de cause unique. Les travaux de santé publique parlent de facteurs de risque, qui s'additionnent : le jeu lui-même (type de jeu, fréquence, rapidité), la personne (impulsivité, troubles associés, histoire personnelle) et l'environnement (publicité, bonus, accessibilité). En France, selon l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT), 4,9 % des joueurs de 2023 ont une pratique problématique, mais la proportion passe de 2,6 % chez les joueurs de loterie à plus de 15 % chez les parieurs sportifs.

Vérifié le 23 octobre 2026
Par La rédaction

Rouleaux d'une machine à sous avec cerises et symbole jackpot
Photo d'illustration : Antoine Taveneaux, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0, recadrée.
L'essentiel
  • Aucune cause unique : l'Autorité nationale des jeux (ANJ) décrit un faisceau de facteurs liés au jeu, à la personne et à son environnement, et refuse de réduire le problème à « une question de volonté ».
  • Les facteurs de risque les mieux établis en France : être un homme, avoir 18-24 ans, jouer souvent, jouer à plusieurs jeux, miser sur les paris sportifs, hippiques ou le poker.
  • Les mécanismes en cause : récompenses irrégulières, « presque gagné », illusion de contrôle, erreur du joueur, besoin de « se refaire ».
  • Le rôle exact de la dopamine reste mal compris, selon la recherche.
  • Un facteur de risque n'est pas un destin : la plupart des joueurs ne deviennent pas dépendants.

Facteurs de risque et causes : une distinction nécessaire

Un facteur de risque augmente la probabilité d'un problème sans le provoquer à lui seul. L'ANJ le rappelle dans son document de définition du jeu excessif : ces facteurs expliquent « pourquoi un problème existe » et permettent d'éviter de le réduire à une question de volonté[4].

Le régulateur reprend une typologie internationale (Abbott et coll., 2018) qui distingue :

  • les facteurs propres au jeu : environnement de jeu, exposition (disponibilité, publicité, programmes de fidélité), caractéristiques des jeux, ressources de prévention et de soins ;
  • les facteurs généraux : culturels, sociaux, psychologiques (personnalité, troubles concomitants, expériences négatives dans l'enfance) et biologiques (prédispositions génétiques, mécanismes neurophysiologiques).

L'expertise collective de l'Inserm de 2008 allait dans le même sens : plutôt qu'un « profil type » du joueur pathologique, elle proposait de voir le jeu problématique comme une étape pouvant affecter certains joueurs au fil de leur trajectoire[6].

Les facteurs de risque chiffrés en France

L'enquête EROPP 2023 de l'OFDT (enquête sur les représentations, opinions et perceptions sur les psychotropes) a interrogé les 18-75 ans sur leurs pratiques de jeu. Les joueurs de l'année ont répondu à l'indice canadien du jeu excessif (ICJE), un questionnaire de 9 questions dont un score de 3 ou plus signale une pratique « problématique ». L'OFDT a ensuite mesuré quels facteurs étaient associés à ce résultat[1].

Facteur Part de joueurs problématiques (ICJE ≥ 3) Source
Sexe Hommes 7,5 %, femmes 2,2 % OFDT, EROPP 2023
Âge 12,3 % chez les 18-24 ans, 5,2 % chez les 25-34 ans ; le risque est environ deux fois moindre entre 25 et 54 ans et cinq fois moindre entre 55 et 75 ans, par rapport aux 18-24 ans OFDT, EROPP 2023
Fréquence de jeu 10,9 % chez ceux qui jouent 48 à 299 jours par an ; 39,8 % chez ceux qui jouent 300 jours ou plus OFDT, EROPP 2023
Nombre de jeux différents 2,4 % pour un seul type de jeu ; 4,5 % pour deux ; 10,1 % pour trois ; 18,8 % pour quatre ou plus OFDT, EROPP 2023
Jeu le plus investi Jeux de tirage 2,6 % ; grattage 3,4 % ; casinos et machines à sous 6,1 % ; paris sportifs 15,3 % ; paris hippiques 17,2 % ; poker 17,2 % OFDT, EROPP 2023
Jeu en ligne Pas d'association significative une fois les autres facteurs pris en compte OFDT, EROPP 2023
Revenus, diplôme, emploi Joueurs problématiques plus souvent à bas revenus, peu diplômés et au chômage (données 2019) Santé publique France, Baromètre 2019

Quelques précisions pour lire ces chiffres :

  • Le type de jeu pèse lourd. Entre les jeux de tirage (2,6 %) et les paris hippiques ou le poker (17,2 %), l'écart dépasse un facteur six ; les paris sportifs (15,3 %) sont à près de six fois le niveau des jeux de tirage. Le détail par profil figure aussi dans Addiction au jeu.
  • Le jeu de casino semble moins risqué qu'il ne l'est. Selon l'OFDT, la grande majorité des joueurs de casino ou de machines à sous jouent très rarement dans l'année. Une fois la fréquence de jeu prise en compte, le risque des joueurs de casino est du même ordre que celui des parieurs sportifs.
  • La fréquence et la multi-activité sont des gradients. Plus on joue souvent et à de nombreux jeux, plus la part de joueurs problématiques augmente. Ce sont des associations : jouer davantage peut être une cause comme une conséquence du problème.
  • Le jeu en ligne n'apparaît pas comme un facteur isolé. Il concerne pourtant 74,9 % des parieurs sportifs (OFDT, 2023). L'OFDT ne trouve pas d'effet propre d'Internet dans son modèle, mais le support concentre des jeux et des pratiques à risque.
  • Les revenus n'ont pas été testés dans l'enquête 2023 pour le jeu problématique. Le Baromètre de Santé publique France de 2019 avait relevé des revenus plus faibles et un niveau de diplôme plus bas chez les joueurs problématiques[7]. L'Inserm notait déjà en 2008 qu'un support social réduit et un bas niveau de ressources-emploi étaient corrélés au jeu pathologique et au jeu à risque.

Les mécanismes psychologiques du jeu

Des gains irréguliers qui entretiennent l'envie de rejouer

En psychologie de l'apprentissage, une récompense qui arrive de façon imprévisible entretient le comportement plus durablement qu'une récompense régulière. B. F. Skinner écrivait en 1953 que machines à sous, roulettes ou courses de chevaux paient selon un « calendrier de renforcement à ratio variable » ; la citation est reprise dans une étude de l'université de Waterloo (Canada) sur les machines à sous[12].

Cette étude décrit aussi un procédé des machines à sous modernes : sur une machine à plusieurs lignes, certains tours rapportent moins que la mise, mais s'accompagnent des mêmes effets sonores et visuels qu'un gain. Les auteurs les appellent « pertes déguisées en gains ». Dans leur exemple, un joueur mise 40 centimes, reçoit 36 centimes, et la perte de 4 centimes est « célébrée comme un gain », alors que les tours sans aucun gain se déroulent dans un « silence complet ». Selon les auteurs, ce taux élevé de renforcement contribue au potentiel addictif de ces jeux, alors que le taux de retour au joueur ne change pas.

Le « presque gagné » (near miss)

Un « presque gagné » est une perte qui ressemble à un gain, par exemple deux symboles identiques sur trois. En 2009, l'équipe de Luke Clark (université de Cambridge) a fait jouer à une machine à sous simplifiée 15 volontaires dans un scanner cérébral. Les « presque gagné » étaient jugés moins agréables que les pertes franches, mais augmentaient l'envie de jouer, à condition que le joueur ait choisi lui-même son coup. Ils activaient le striatum ventral et l'insula, deux régions qui réagissent aussi aux gains d'argent[10]. L'échantillon était petit et composé de volontaires sains qui ne jouaient pas régulièrement.

Une étude de suivi (Chase et Clark, 2010) a porté sur 20 joueurs réguliers. Plus leur score de gravité de jeu était élevé, plus la réponse du cerveau moyen aux « presque gagné » était forte, sans lien avec leur réponse aux vrais gains[11]. L'étude est corrélationnelle et l'échantillon réduit.

L'illusion de contrôle

L'illusion de contrôle est la conviction d'influencer un résultat qui relève du hasard : choisir ses numéros, « sentir » la machine, croire que l'expertise suffit. Selon l'Inserm, ces croyances irrationnelles se retrouvent chez tous les joueurs, mais sont sans doute plus fréquentes chez les joueurs excessifs, et une meilleure connaissance des probabilités ne change que peu les pratiques de jeu[6]. Dans l'étude de Clark de 2009, l'effet motivant du « presque gagné » n'apparaissait que lorsque le joueur avait une part de contrôle sur le coup.

L'erreur du joueur

L'erreur du joueur (gambler's fallacy) consiste à croire qu'un résultat est « dû » après une série contraire : après quatre rouges, le noir « doit » sortir. Une étude de terrain a filmé 139 joueurs de roulette dans un casino (24 131 mises) et relevé des biais « faibles mais significatifs » de ce type, comme ceux observés en laboratoire[13]. La roulette n'a pas de mémoire : c'est ce qui rend la martingale vouée à l'échec.

Se refaire (chasing)

Rejouer pour récupérer une perte est l'un des neuf items de l'ICJE. Selon l'OFDT, c'est le comportement le plus répandu parmi les joueurs : 7,9 % disent avoir rejoué pour combler une perte dans l'année, et 11,0 % rapportent au moins une dimension de perte de contrôle (vouloir se refaire, miser plus, dépasser son budget). Une expérience de laboratoire sur une roulette virtuelle a observé que les mises augmentaient après des séries de pertes, ce que les auteurs interprètent comme de la poursuite des pertes[14]. L'Inserm cite aussi, parmi les facteurs classiques d'installation du jeu pathologique, l'effet d'un gros gain initial.

Dopamine et circuit de la récompense

Les jeux d'argent sont « addictogènes » : ils ont la propriété d'activer le système de récompense du cerveau, comme d'autres produits addictifs, selon l'ANJ. L'activité de jeu peut déclencher du plaisir ou soulager une souffrance psychique, et l'arrêt peut provoquer de l'irritabilité ou de l'anxiété, ce qui entretient la répétition du comportement[4].

Le détail est plus nuancé. Dans une synthèse de l'Académie nationale de médecine, le neuroscientifique Guillaume Sescousse indique que la dopamine joue un rôle central dans le jeu pathologique, comme dans les addictions aux substances, mais que le mécanisme semble différent et reste mal compris. L'imagerie cérébrale montre que le striatum et le cortex préfrontal ventromédian réagissent de façon anormale : ils sont suractivés par les indices liés au jeu et sous-activés par les gains d'argent. Les tests neuropsychologiques relèvent des déficits de prise de décision et d'inhibition. L'auteur conclut que les études sont trop peu nombreuses et trop hétérogènes pour construire un modèle neurobiologique cohérent[9].

La formule « le jeu libère de la dopamine, donc on devient accro » simplifie donc trop. L'Inserm notait en 2008 que, comme la très grande majorité des joueurs pathologiques ont des troubles associés, ces troubles pourraient rendre vulnérable, le jeu n'étant alors qu'une expression du phénomène addictif. Certains joueurs n'ont toutefois aucun autre trouble.

Les facteurs individuels

  • L'impulsivité. L'approche psychologique la place au cœur du jeu pathologique : la plupart des études mesurent des niveaux d'impulsivité plus élevés chez les joueurs pathologiques que chez des témoins, et elle prédit la sévérité des symptômes (Inserm, 2008).
  • Les addictions associées. Plus de 60 % des joueurs pathologiques présentent une dépendance au tabac et près de 50 % une dépendance à l'alcool. Les personnes ayant un trouble lié à une substance ont un risque trois fois plus élevé que la population générale de développer un jeu pathologique (Inserm, 2008).
  • L'anxiété et la dépression. Les troubles de l'humeur ou anxieux sont fréquents chez les joueurs pathologiques, souvent antérieurs au jeu, et le risque est deux fois plus élevé chez les personnes concernées (Inserm, 2008). L'ANJ range aussi l'anxiété, la dépression et les troubles du sommeil parmi les dommages possibles du jeu : la relation va dans les deux sens.
  • Le TDAH (trouble déficit de l'attention avec hyperactivité). Une étude auprès de 287 joueurs (des hommes) recrutés en ligne rapporte que 21,6 % déclaraient un TDAH, avec des profils d'impulsivité différents selon les cas[15]. L'étude repose sur des questionnaires auto-remplis : elle indique un lien, pas une prévalence en population générale.
  • L'histoire personnelle. Selon Emmanuel Lahaie, de Santé publique France, grandir dans un environnement familial favorable au jeu, ou connaître des difficultés familiales, scolaires ou professionnelles, prédit le jeu problématique[8]. L'ANJ cite aussi les prédispositions génétiques.

Les facteurs d'environnement

  • La rapidité des jeux. Selon l'Inserm, plus le délai entre la mise et le gain attendu est court et plus la séquence peut se répéter vite, plus le risque d'addiction est grand. L'ANJ cite parmi les caractéristiques structurelles à risque la fréquence des événements, les effets sensoriels, les quasi-gains et les possibilités de contrôle illusoire.
  • L'accessibilité du jeu en ligne. L'Inserm relevait que l'anonymat, l'accessibilité, la désinhibition et le confort pouvaient favoriser les abus. Selon l'OFDT, 4,17 millions d'adultes disposaient en 2025 d'un compte chez un opérateur de jeux en ligne agréé, contre 3,87 millions en 2024[2].
  • La publicité. L'OFDT a analysé 124 publicités de paris sportifs en ligne diffusées entre 2014 et 2024. Il note que l'opportunité de gagner facilement de l'argent et de réussir socialement par le jeu y est souvent véhiculée, et que certaines publicités (17 sur 124) présentent une pratique répétée, « faisant fi des risques »[3].
  • Les bonus. Dans une étude Harris Interactive de novembre 2021 citée par l'ANJ, 43 % des joueurs disaient que les bonus les poussent à jouer plus souvent et 38 % à prendre plus de risques[5]. L'ANJ demande aux opérateurs de veiller à ne pas proposer d'offre comportant une gratification financière aux personnes identifiées comme ayant potentiellement un jeu excessif ou pathologique.

Que retenir pour la prévention

Selon l'ANJ, une lecture multifactorielle évite de faire porter au joueur seul la responsabilité de ses difficultés : les caractéristiques des jeux et l'environnement comptent aussi. Le risque se repère par des signaux que l'OFDT a mesurés : jouer presque chaque jour, multiplier les types de jeux, rejouer pour se refaire. Les prises en charge sont décrites dans la page traitement de l'addiction aux jeux d'argent.

Pour se mettre à l'abri, l'interdiction volontaire de jeux est l'outil le plus direct.

Un proche qui s'inquiète peut s'appuyer sur la page Aider un proche qui joue trop.

En cas de difficulté avec le jeu

  • Joueurs Info Service : 09 74 75 13 13, 7 jours sur 7, de 8h à 2h (appel anonyme, non surtaxé).
  • 3114 : numéro national de prévention du suicide, 24h/24 et 7 jours sur 7.

Questions fréquentes

Pourquoi devient-on accro au jeu ?

Aucune cause unique n'est établie. Selon l'ANJ et l'Inserm, la dépendance résulte de l'association de facteurs liés au jeu (rapidité, « presque gagné », gains irréguliers), à la personne (impulsivité, troubles associés, histoire personnelle) et à l'environnement (publicité, bonus, accessibilité). La plupart des joueurs ne deviennent pas dépendants : en 2023, 4,9 % des joueurs avaient une pratique problématique (OFDT).

Quels sont les symptômes de l'addiction au jeu ?

Perte de contrôle, besoin de miser davantage, jeu pour se refaire, mensonges, dettes, culpabilité, retentissement sur la vie familiale ou professionnelle. Neuf critères diagnostiques, tirés du DSM-5 (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), sont détaillés dans la page consacrée à l'addiction au jeu.

Quelle est l'addiction la plus dure à arrêter ?

Aucune source officielle consultée ne classe les addictions par difficulté d'arrêt, et le résultat dépend de chaque personne et de ses troubles associés. Pour le jeu, l'Inserm indiquait en 2008 que l'abstinence totale n'était pas un objectif réaliste pour la majorité des joueurs pathologiques et que l'accompagnement associe psychothérapie, soins des troubles associés et aide sociale. Les options sont décrites dans la page consacrée au traitement.

Comment aider quelqu'un qui joue trop ?

Comprendre que la volonté ne suffit pas aide à éviter les reproches. Les proches peuvent appeler Joueurs Info Service ou consulter un centre de soins, même si le joueur refuse de venir. La démarche est détaillée dans la page consacrée à l'aide aux proches.

Sources

  1. OFDT, « La pratique des jeux d'argent et de hasard en France en 2023 » (rapport EROPP, décembre 2024) : https://www.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2025-03/rapport_eropp_jah-2023.pdf
  2. OFDT, « Les jeux d'argent et de hasard en France en 2025 » (septembre 2026) : https://www.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2026-10/note-bilan-jah-2025.pdf
  3. OFDT, « Contenus des publicités sur les paris sportifs en ligne en France, entre 2014 et 2024 » (mars 2025) : https://en.ofdt.fr/sites/ofdt/files/2025-04/note-analyse-publicites_9_0.pdf
  4. ANJ, « Définition des pratiques de jeu excessives ou pathologiques » (2024) : https://anj.fr/sites/default/files/2024-10/D%C3%A9finition%20pratiques%20de%20jeu%20excessives%202024.pdf
  5. ANJ, « Gratification financière et jeux d'argent : lignes directrices et recommandations » (27 octobre 2022) : https://anj.fr/gratification-financiere-et-jeux-dargent-lanj-presente-ses-lignes-directrices-et-recommandations
  6. Inserm, expertise collective « Jeux de hasard et d'argent. Contextes et addictions », dossier de presse (22 juillet 2008) : https://presse.inserm.fr/wp-content/uploads/2017/01/2008_07_22_CP_ExpCol_JeuxVsAddict.pdf
  7. Santé publique France, « Jeux d'argent et de hasard dans le baromètre de Santé publique France 2019 » (30 juin 2020) : http://www.santepubliquefrance.fr/presse/jeux-dargent-et-de-hasard-dans-le-barometre-de-sante-publique-france-2019-description-des
  8. Lahaie E., « Jeux d'argent et de hasard : une véritable addiction », La Revue du Praticien (mai 2025) : https://www.larevuedupraticien.fr/article/jeux-dargent-et-de-hasard-une-veritable-addiction
  9. Sescousse G., « Addiction aux jeux d'argent : apport des neurosciences et de la neuroimagerie », Académie nationale de médecine (2014) : https://www.academie-medecine.fr/addiction-aux-jeux-dargent-apport-des-neurosciences-et-de-la-neuroimagerie/
  10. Clark L. et coll., « Gambling near-misses enhance motivation to gamble and recruit win-related brain circuitry », Neuron (2009) : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2658737/
  11. Chase H. W. et Clark L., « Gambling severity predicts midbrain response to near-miss outcomes », Journal of Neuroscience (2010) : https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC2929454
  12. Harrigan K. et coll., « The maximum rewards at the minimum price: reinforcement rates and payback percentages in multi-line slot machines », Journal of Gambling Issues (2011) : https://uwaterloo.ca/reasoning-decision-making-lab/sites/default/files/uploads/files/HarDixMacCol_2011.pdf
  13. Croson R. et Sundali J., « The gambler's fallacy and the hot hand: empirical data from casinos », Journal of Risk and Uncertainty (2005) : https://www.stat.berkeley.edu/~aldous/157/Papers/croson.pdf
  14. Studer B., Limbrick-Oldfield E. H. et Clark L., « Put your money where your mouth is! », Journal of Behavioral Decision Making (2015) : https://www.repository.cam.ac.uk/handle/1810/245984
  15. Brunault P. et coll., « Impulsivity facets and cognitive distortions associated with problem gambling: differences between ADHD and non-ADHD gamblers », Revue européenne de psychologie appliquée (2020) : https://www.em-consulte.com/article/1395646/impulsivity-facets-and-cognitive-distortions-assoc
  16. Joueurs Info Service : https://www.joueurs-info-service.fr
  17. 3114, numéro national de prévention du suicide : https://3114.fr

Photo d'en-tête : MART PRODUCTION, Pexels

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